Dexter Alors oui, parfois, souvent, aussi souvent que possible, Dexter aime donner un coup de main et emmêler ses passions au point que lui-même devient tueur en série. Froid, calculateur, méticuleux. Dans le premier épisode, il rencontre un tueur en série qui lui pose une énigme. Comment ce tueur fait-il pour découper ses victimes de façon aussi nette, et sans sang ? Dexter pourrait-il acquérir cette technique ? RitaL'obsession de Dexter : trouver comment le tueur a pu faire ça

Mais Dexter a aussi un coeur d'or. D'ailleurs, il est en train de tomber amoureux. RitaC'est parfait parce que Rita est, à sa façon, aussi barrée que moi

Showtime (Queer as Folk, mais aussi le regretté Dead Like Me) nous livre ici une série très HBO-esque. L'acteur principal (Michael C. Hall) est d'ailleurs un transfuge de la chaine à la neige (il jouait le frère gay de Six Feet Under). Cette série rouge sang joue à fond la carte du cynisme. C'est sombre, très sombre, et on a souvent l'impression d'être tombé dans les bas-fonds de l'âme humaine tellement la froideur de Dexter est mise en avant. Ce bonhomme (le jeu de l'acteur est très convaincant) fout les jetons. D'apparence propre, l'intérieur du personnage n'est révélé que par ses actes et ses pensées secrètes (la série use et abuse du voice-over, pour lequel j'ai un faible assumé depuis My So-Called Life).

Dexter logoLa série est courte (12 épisodes d'une heure), n'a pas de temps mort (contrairement à beaucoup de séries HBO), mais est ce qu'on pourrait qualifier d'antithèse de série grand public. Le genre de série à regarder seul, avec un verre. Un Bloody Mary, c'est mieux.